L’espace Bazacle: une centrale hydroélectrique aux multiples facettes

Une visite instructive et frissonnante… J’aimerais dire agréable mais à vrai dire, au sous-sol en ce vendredi de janvier avec pour seule compagnie la Garonne déchaînée, je n’étais pas hyper sereine!  Voici un modeste compte-rendu qui, je le souhaite, vous donnera envie de (re-)découvrir les lieux…

Plus de dix ans de vie cumulée dans la ville rose et c’est pourtant la première fois que je mets les pieds dans ce bâtiment incontournable des bords de Garonne tout en briquette: le Bazacle. Centrale hydro-électrique encore en activité, l’espace abrite également des expos et des évènements ponctuels. L’extérieur est déjà en lui-même un monument historique emblématique de Toulouse.

J’entre au niveau de l’accueil : une jolie maquette avec explications fait office de présentation. Puis la passerelle mène à une grande salle d’exposition. Ce superbe espace à haut plafond abrite l’exposition Innovez par Science Animation qui traite le sujet en 3 angles :

– l’innovation, avec des jeux de questions/réponses sur les grandes innovations, des vidéos TED et des jeux de société de type Dixit
– la créativité, avec le détail de méthodes et processus de création, notamment en équipe (brainstorming, Agile,…)
– la fabrication, avec l’univers des Fab Lab et la présence de machines qu’on peut utiliser pendant les ateliers.

Avouons que, seule en ce vendredi midi je ne profite pas de toute l’étendue des possibilités de cette expo visible jusqu’au 10 Juin 2018, période au cours de laquelle de nombreuses animations sont organisées notamment le week end et les vacances scolaires (un « détail » que je n’avais d’ailleurs pas vérifié avant d’y aller !). Mais je trouve l’ensemble bien conçu et prometteur de belles rencontres autour de l’innovation.

Au même étage se situe également la salle des machines qu’on voit derrière une grande vitre : zut, ça n’est ouvert au public que dans le cadre de visites organisées!  Dommage, tous ces engrenages pour l’ingénieure en mécanique que je suis, ça m’avait mise en appétit… Le panneau d’information est un peu flou (voir photo, floue aussi): il est question d’une production cumulée depuis la mise en service si je comprends bien de 200 millions de kWh (unité rectifiée à la main, l’erreur classique puissance/production…) et de la consommation d’une ville de 80 000 habitants, mais on ne sait pas sur quelle période (consommation annuelle ?). Il me semble que la production annuelle de la centrale en pourcentage la consommation annuelle domestique de Toulouse aurait été plus lisible pour tous…Bref.

L’étage inférieur est dédié aux explications sur la production d’électricité, hydroélectrique mais aussi en provenance d’autres sources. Les dispositifs d’explication sont bien pensés, courtes vidéos, maquettes avec jeux de lumières etc. Un tantinet d’autosatisfaction sur EDF propriétaire du site mais on va dire que la gratuité de la visite vaut bien un peu de pub. Une chouette scénographie sur le fleuve en général et la Garonne permet de mieux connaître cet élément central de la ville et de la région. Une salle de cinéma projette un film qu’on m’a conseillé à l’entrée mais je vais vous faire une confidence : le noir est total et ça me paraît un peu glauque seule. J’y retournerai peut-être plus tard…Je passe alors sur la terrasse.

La claque ! La vue depuis la Garonne sur les ponts et les monuments me coupe le souffle. A moins que ce ne soit le débit de la Garonne impressionnant en cette journée de janvier, d’autant que la terrasse la surplombe de peu. De très peu. De vraiment pas beaucoup en fait (ah oui j’ai le vertige aussi). Alors j’aimerais vous dire que cette vision romantique des berges au soleil couchant, doucement bercée par le clapotis de l’eau venant chatouiller les pilotis de cette délicate terrasse en bois me donne envie de jouer du ukulélé. Mais à vrai dire, j’ai juste envie de tracer, seule au milieu du vacarme assourdissant du fleuve sous un ciel plombé de gris. J’allais presque oublier l’essentiel du point de vue de la terrasse : la passe à poissons ! Il fallait y penser : un système permettant aux saumons et autres poissons de remonter la rivière qui « monte » par à-coups dans Toulouse. Eh oui, le saumon nage mieux que nous mais il ne sait pas monter des escaliers, le nul.

Pour poursuivre la visite, on doit descendre d’un étage. Là, on se retrouve vraiment au niveau de la Garonne. Vu le débit, je prie pour que les murs de briquette ne lâchent pas. J’entre dans un couloir voûté au plafond bas et à la lumière tamisée. Je me demande si je vais vraiment ressortir vivante de ce dédale qui me rappelle des catacombes…. La scientifique que je suis se ressaisit : les murs sont solides, la briquette chaleureuse, et les couloirs voutés abritent de magnifiques photos des Pyrénées (non légendées, dommage. un parti pris peut-être ?). Un hublot donne directement sur le fleuve déchaîné : si l’on s’attarde on doit pouvoir y apercevoir des poissons. Bizarrement je ne suis pas restée plantée devant trop longtemps…

Je n’ai pas dit mon dernier mot sur le film qu’on m’a recommandé à l’accueil. Je remonte : oh des gens ! Deux personnes, si je ne me retenais pas je leur sauterais au cou :-). Personne dans la salle de ciné. J’allume la lumière… On m’a vendu un film humoristique : c’est plutôt bien tourné en effet, je dirais même limite « pornoristique » sous forme de dialogue entre Dame Garonne et Monsieur Bazacle qui vient tout de même lui titiller les canaux…. « J’ai piqué une crue », s’énerve-t-elle ! #MeToo aurait-elle tweeté dans une autre vie…

Ainsi s’achève ma visite. Un rayon de soleil perce, j’en profite pour refaire quelques photos. J’imagine les lieux aux beaux jours. L’entrée est gratuite et pourquoi pas venir simplement profiter de la terrasse papoter entre amis ou bouquiner, à défaut d’être intéressé(e) par la production d’électricité. Ou encore profiter des animations autour de l’innovation de la grande expo ou dans le cadre d’une visite guidée pour visiter la salle des machines et en savoir plus sur cette centrale hydroélectrique en plein cœur de Toulouse. A bientôt le Bazacle, I’ll be back !

 

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2 réflexions sur “L’espace Bazacle: une centrale hydroélectrique aux multiples facettes”

    • Super, je crois que Manatour en propose (ou voir avec l’office de tourisme peut-être…). N’hésite pas à poster en commentaire ton retour sur la visite guidée (ou dis-moi quand tu y vas, si je me motive j’essaie de t’y rejoindre!)

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